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Evolution de la biodiversité dans le temps - comment les milieux et les organismes ont-ils changé ?

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La paléontologie et l’histoire évolutive ont permis de comprendre comment l’environnement africain a changé dans le passé et comment les organismes s’y sont adaptés. Ces connaissances permettent une approche prospective pour prédire les risques et mettre en évidence les enjeux d’adaptation des organismes aux changements climatiques en cours.

16:10 – 16:30

On a retrouvé les pattes des baleines ! Au Sénégal et au Togo

Présentateur : Christian Kassegne (ISEM, Université de Lomo, Togo)

Christian Kassegne présentera des résultats récents des projets PaleoSen et PaleonTogo. Deux programmes internationaux qui ont pour vocation de découvrir, étudier et préserver le patrimoine paléontologique du Sénégal et du Togo.

Plusieurs expéditions pilotes ont permis de révéler un potentiel fossilifère jusqu’alors totalement insoupçonné pour Afrique de l’Ouest, ainsi que de relancer les recherches paléontologiques dans cette région encore largement inexplorée. La poursuite de ce partenariat permettra de fournir des données irremplaçables pour comprendre l’évolution des faunes africaines modernes dans le temps long.

16:30 – 16:50

L'histoire de la mise en place et le maintien des savanes dans le bloc forestier d'Afrique Centrale

Présentateur : Karl Henga (Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET-CENAREST), Gabon) [présentation enregistrée et discussion en distanciel]

 

Le Parc National de la Lopé (centre du Gabon) présente des savanes incluses au sein de formations forestières donnant ainsi un aspect en mosaïque. Les enregistrements fossiles révèlent par le pollen que la végétation extra-locale (essentiellement des Gramineae) est présente depuis au moins 9000 ans BP ce qui indique que ces savanes sont beaucoup plus anciennes que leur  mise en place documentée. Une phase d’ouverture  autour de 2500 ans BP a vu l’incursion des savanes dans le bloc forestier. Cette phase a été contemporaine à l’arrivée des métallurgistes Bantous dans la région et a vu la prolifération d’Elaeis guineensis, un taxon pionnier associé à la présence humaine. Nos données ne permettent pas de conclure sur un impact anthropique  significatif sur l’évolution de cette mosaïque de forêt-savane. Toutes fois, il semble que l’absence ou la baisse documentée des populations Bantous entre 1400 et 800 ans BP ait été concomitante à une variation du régime des précipitations qui serait à l’origine du changement de la couverture arborée dans la majorité des sites avec le développement de taxons pionniers qui ont envahi le domaine savanicole. Ce résultat suggère que la présence humaine à la Lopé a contribué au maintien des enclaves savanicoles.

16:50 – 17:10

L'olivier face aux changements climatiques : risques et enjeux

Présentateur : Jalal Kassout (ISEM, Université de Tétouan, Maroc)

Auteurs : Jalal Kassout, Mohamed Ater, Jean-Frédéric Terral

1 Laboratoire Botanique Appliquée, Equipe bio-Agrodiversité, Faculté des Sciences, Université Abdelmalek Essaâdi, Tétouan, Maroc.

2 Associated International Laboratory/International Research Project EVOLEA, INEE-CNRS, France – Morocco, Montpellier, France

Olive is the most iconic sclerophyllous Mediterranean tree. Nowadays, six olive subspecies are currently recognized and considered to be primary genetic resources for cultivated olive breeding. Among these subspecies, only one of them, O. europaea subsp. europaea, has been domesticated. In Morocco, olive is represented by two subspecies. The first, wild olive or oleaster, O. europaea subsp. europaea var. sylvestris, is the ancestor of the whole cultivated varieties grouped under the O. europaea subsp. europaea var. sativa denomination. The second is the Moroccan olive, O. europaea subsp. maroccana, endemic to the south-eastern part of the country. Wild olive represent a fundamental structuring element of many woody plant communities. However, its geographical distribution is highly fragmented mainly due to anthropogenic disturbances to natural habitats but amplified by climatic changes and aridification. Recently, functional approaches has made possible the identification of ecological responses of plant species to various environmental conditions, by the mean of functional traits such as leaf and wood traits. This conference explores the ecological plasticity of wild olive in Morocco in relation to variation in environmental biotic and abiotic factors. Thus, is aims to bring new insights on the resistance and vulnerability of wild forms and cultivated varieties to heterogeneous and changing environmental conditions.

Toutes les conférences sont accessibles à distance (après inscription)

Les experts

Image de Ben Sweet

Christian Kassegne

Christian est doctorant sous l’encadrement du Pr. C. Johnson et  Dr. L. Hautier. Il étudie les protocètes des phosphates Eocène moyen du bassin sédimentaire côtier du Togo. Ses thématiques de recherche portent aussi sur la sédimentologie, la biostratigraphie et l’évolution paléoenvironnementale de ces phosphates.

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0753396921000203?via%3Dihub

Karl Henga

Docteur en biodiversité et écosystème fossiles et actuels obtenu à l’université Paris Sciences et Lettres et préparé à l’Ecole Pratiques des Hautes Etudes (PSL-EPHE), Karl est chercheur à l’Institut de Recherche en Ecologie Tropicale (IRET-CENAREST), au Gabon. Il s’intéresse à l’état des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo et leur évolution au cours du temps.

Palynologue, il utilise essentiellement l’outil pollen pour apprécier l’impact climatique et/ou anthropique sur ces écosystèmes instables. Conscient de l’approche pluridisciplinaire que requiert son champ de compétence en particulier et les sciences en général, il appartient à l’équipe Changements Globaux de l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM). 

Dans une perspective plus personnelle, son vœu est de voir les chercheurs africains s’impliquer davantage dans la recherche sur le continent et il plaide pour plus d’opportunité de collaborations internationales mises à leur disposition.

Jalal Kassout

Jalal Kassout est titulaire d'un doctorat en écologie et biodiversité de l'Université Abdelmalek Essaâdi (Maroc) et de l'Université de Montpellier (France). Les recherches de Jalal se concentrent sur les réponses fonctionnelles des arbres méditerranéens aux facteurs environnementaux, en particulier à la sécheresse. Actuellement, il travaille sur des arbres ayant une importance précieuse dans les agroécosystèmes traditionnels marocains, comme le caroubier. 

 

https://www.researchgate.net/profile/Jalal-Kassout